Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née en 1748 et guillotinée à Paris le 3 novembre 1793 à 45 ans. C’est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a rédigé de nombreux écrits pour les droits civils et politiques des femmes et l’abolition de l’esclavage des Noirs. Elle est devenue le symbole des mouvements pour la liberté des femmes, pour l’humanisme en général. Fille d’un boucher, elle fut en quelques sortes une autodidacte toute sa vie (apprenant auprès de la gente masculine qu’elle fréquentera à Paris). Marie Gouze fut mariée entre 16 et 18 ans , puis eut un fils. Après le décès très précoce de son mari, elle prend conscience de la prison que représente le mariage et refusera toute nouvelle union officielle. A une époque où la femme n’existe qu’en tant qu’épouse et mère. Par ce refus, elle se marginalise, mais ne renoncera jamais à l’amour, Dans le même esprit, elle qualifie le mariage religieux de « tombeau de la confiance et de l’amour ». Elle rejoignit sa sœur aînée à Paris. Au début de 1770, elle était à Paris avec son fils à qui elle fit donner une éducation soignée. A Paris elle rencontra un haut fonctionnaire de la marine, Jacques Biétrix de Rozières, directeur d’une puissante compagnie de transports militaires. Grâce au soutien financier de son compagnon, elle put mener un train de vie bourgeois. Grâce à sa bonne éducation et s'adapta aisément à l'élite parisienne. Dans les salons qu’elle fréquentait, elle fit la rencontre d’ hommes de lettres, et elle s'essaya l'écriture. Elle aurait été la fille naturelle de Le Franc de Pompignan, dramaturge. Elle revendiquait l’héritage de son talent, mais ne partageait pas les idées de cet adversaire de Voltaire et des philosophes.

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